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En finir avec les fantômes – Didier Farcy

Il fallait vivre. Quelle connerie, cette phrase. (Extrait)

Hannah et Sarah se retrouvent orphelines suite au décès de leur père, leur mère est partie depuis longtemps.  L’une reste près de Grenoble, l’autre part sans donner de nouvelles… Sarah ne comprend pas pourquoi. En tout cas, elle se sent abandonnée avec pour seules compagnes sa douleur et ses interrogations.

Adrien, la cinquantaine bedonnante, travaille à la mairie et mène une vie morne sans attraits. Empreint aux cauchemars, il noie son mal être dans l’alcool. Il se met dans des états seconds pour oublier sa douleur. Il n’a jamais été heureux en amour et le vit comme une malédiction. Ces deux dernières petites amies sont mortes dans des circonstances similaires, victimes d’un accident de voiture.

Ces deux êtres que tout oppose vont se rencontrer par hasard, s’aimer à leur façon, se raccrocher l’un à l’autre pour ne pas se noyer.

Sarah, belle trentenaire se sent rassurée par Adrien. Peut-être parce qu’il lui rappelle son père et parce qu’il est différent de ceux qu’elle a rencontrés auparavant. Adrien se demande ce qu’elle peut bien lui trouver.

Leur vie de couple en pointillé rythmée par les allers et venues de Sarah qui se fait entretenir par sa mère retrouvée et le travail sans attraits d’Adrien, est entachée par une affaire de fausses factures.

Hannah doit revenir même si cela implique de dévoiler un terrible secret dissimulé depuis trop longtemps à sa mère et sa soeur.

Comme pour se racheter de garder en elle la preuve que personne n’est réellement ce que l’on croit qu’il est. (Extrait)

Le trafic d’influence et de proxénétisme en filigrane, on s’inquiète plus de la personnalité d’Adrien, a-t-il tué ses compagnes ? Va-t-il tuer Sarah dans un moment de folie ?

Il sait qu’il est responsable de cette existence gâchée, combattant l’idée qu’un être malfaisant, le poursuivant de sa haine, puisse exercer sur son âme un châtiment mérité. (Extrait)

En bon chef d’orchestre, Didier Farcy nous mène à la baguette du début à la fin. Il nous emmène sur les scènes de crime et nous imprègne du quotidien de ses personnages. On ignore tout du dénouement jusqu’à la fin.  Les histoires de chacun ont toutes un lien entre elles et s’emmêlent comme si une araignée tissait sa toile au fil du roman.

Les personnages vont-ils se débarrasser de leurs fantômes du passé ?

Les fantômes ne meurent jamais. (Extrait)

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